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Outil gratuit · fin de CDD

Calcul de la prime de précarité de fin de CDD

Indemnité de fin de contrat, indemnité compensatrice de congés payés, et surtout vérification des sept cas où la prime n'est pas due — l'erreur la plus fréquente dans la restauration et l'événementiel.

Simulateur

Indemnité de fin de contrat — article L. 1243-8 du code du travail

Cumul de tous les bulletins, renouvellements compris.
Le calculateur vérifie automatiquement si la prime est due.
Total dû au titre de la fin de contrat
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Et les trente autres fins de contrat ?

Une prime de précarité, c'est une minute. Trente, c'est une journée.

LBRH calcule la prime à chaque échéance de CDD, écarte seul les cas qui n'y ouvrent pas droit — saisonnier, contrat étudiant, refus d'un CDI équivalent, embauche en CDI à la suite — et prépare le solde de tout compte correspondant.

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La prime de précarité est la somme la plus souvent oubliée des soldes de tout compte, et la plus facile à réclamer devant le conseil de prud'hommes : son calcul est arithmétique, sa preuve tient dans les bulletins de paie, et la prescription est de trois ans. Dans les secteurs à fort turnover — restauration, hôtellerie, commerce, événementiel — un contrôle sur trois ans portant sur plusieurs dizaines de CDD se chiffre rapidement en milliers d'euros.

Le principe : 10 % de tout ce qui a été versé

Lorsque, à l'issue d'un contrat de travail à durée déterminée, les relations contractuelles de travail ne se poursuivent pas par un contrat à durée indéterminée, le salarié a droit, à titre de complément de salaire, à une indemnité de fin de contrat destinée à compenser la précarité de sa situation. Article L. 1243-8 du code du travail

L'indemnité est égale à dix pour cent de la rémunération brute totale versée au salarié pendant toute la durée du contrat, renouvellements inclus. L'assiette est large : salaire de base, heures supplémentaires et complémentaires, primes, majorations pour travail de nuit ou de dimanche, avantages en nature. En sont exclus les remboursements de frais professionnels et l'indemnité compensatrice de congés payés elle-même.

Un accord de branche étendu peut ramener ce taux à six pour cent, mais seulement en contrepartie d'un accès privilégié à la formation professionnelle pour les salariés en CDD. Sans cette contrepartie effective, le taux réduit est inopposable et le salarié peut réclamer le différentiel.

Les sept cas où la prime n'est pas due

C'est là que se concentrent les erreurs, dans les deux sens : des employeurs qui versent une prime non due, et surtout des employeurs qui croient en être dispensés à tort.

SituationPrime due ?Précision
CDD suivi d'un CDI sans interruptionNonLa relation se poursuit : la précarité disparaît. Un CDD suivi d'un nouveau CDD n'ouvre pas cette exclusion.
Refus d'un CDI par le salariéNonUniquement si le CDI porte sur le même emploi ou un emploi similaire, avec une rémunération au moins équivalente. Un CDI moins bien payé ne supprime pas la prime.
Contrat saisonnierNonLe caractère saisonnier doit être réel : activité cyclique liée au rythme des saisons, indépendante de la volonté de l'employeur.
Contrat d'usageNonRéservé aux secteurs listés par décret ou par convention : restauration, hôtellerie, spectacle, déménagement, sport professionnel, entre autres.
Jeune en vacances scolairesNonLe contrat doit être conclu pendant les vacances scolaires ou universitaires du jeune, qui doit avoir vocation à reprendre ses études.
Apprentissage et professionnalisationNonCes contrats relèvent de la formation en alternance et sont expressément exclus.
Rupture anticipée par le salarié, faute grave ou lourdeNonLa démission du CDD et la faute grave privent le salarié de la prime. La rupture anticipée par l'employeur hors faute grave la maintient, majorée de dommages et intérêts.
Le piège du « contrat d'usage » en restauration. Le recours au contrat d'extra est licite dans la branche HCR, mais le caractère temporaire de l'emploi doit être réel. Un « extra » employé tous les week-ends pendant deux ans occupe en réalité un emploi permanent : les juges requalifient alors les contrats en CDI, avec à la clé l'indemnité de requalification, les rappels de salaire sur les périodes intercalaires, et l'indemnité de licenciement sans cause réelle et sérieuse. La prime de précarité devient alors le moindre des problèmes.

La prime de précarité et l'indemnité de congés payés sont deux choses différentes

La confusion est fréquente, y compris dans les logiciels de paie mal paramétrés. Les deux indemnités se cumulent et obéissent à des règles distinctes :

Indemnité de fin de contratIndemnité compensatrice de congés payés
Taux10 % (ou 6 % par accord)10 % minimum, ou maintien de salaire si plus favorable
ObjetCompenser la précaritéCompenser les congés non pris
Due en cas de faute grave ?NonOui
Due en contrat saisonnier ?NonOui
Due si le CDD devient CDI ?NonNon — les congés sont reportés
Soumise à cotisations ?Oui, comme un salaireOui, comme un salaire

Point souvent manqué : la prime de précarité n'entre pas dans l'assiette de l'indemnité de congés payés, car elle ne rémunère pas un travail. Calculer 10 % de congés payés sur un total incluant déjà la prime de précarité conduit à surpayer — et signale à un contrôleur que le paramétrage de la paie n'est pas maîtrisé.

Quand et comment la verser

La prime est versée avec le dernier salaire, au terme du contrat, et doit figurer distinctement sur le bulletin de paie correspondant. Elle est soumise aux cotisations sociales, à la CSG et à la CRDS, et elle est imposable au titre de l'impôt sur le revenu. Contrairement à l'indemnité de licenciement, elle ne bénéficie d'aucune exonération : elle a la nature juridique d'un complément de salaire.

L'omission se répare par un rappel de salaire, assorti d'intérêts de retard et, le cas échéant, de dommages et intérêts distincts si le salarié établit un préjudice. La prescription est de trois ans à compter du terme du contrat.

Le réflexe à avoir sur chaque fin de CDD. Trois documents sont remis obligatoirement au terme du contrat : le certificat de travail, l'attestation destinée à France Travail et le reçu pour solde de tout compte. Le défaut de remise, ou une remise tardive, cause au salarié un préjudice qui s'indemnise séparément — notamment parce qu'il retarde l'ouverture de ses droits à l'assurance chômage. Voir notre article sur les documents RH obligatoires.

Questions fréquentes

La prime est-elle due si le CDD est renouvelé ?

Elle n'est pas due au terme de chaque période, mais une seule fois, à l'issue définitive de la relation. Son assiette est alors la rémunération brute cumulée sur l'ensemble des périodes, contrat initial et renouvellements confondus.

Et si le CDD est rompu d'un commun accord ?

La rupture amiable du CDD, prévue à l'article L. 1243-1, ne prive pas le salarié de la prime de précarité, sauf accord exprès et non équivoque sur ce point. En pratique, l'acte de rupture doit le mentionner : le silence profite au salarié.

Un employeur peut-il verser la prime mois par mois ?

Non. L'indemnité est due au terme du contrat. Un versement mensualisé, souvent présenté comme une facilité de trésorerie, expose l'employeur à devoir la verser une seconde fois à l'échéance, sans pouvoir se prévaloir des versements antérieurs dès lors qu'ils ont été traités comme du salaire.

Le CDD d'un salarié remplacé en arrêt maladie ouvre-t-il droit à la prime ?

Oui. Le CDD de remplacement est un CDD ordinaire : aucune des sept exclusions ne s'y applique, sauf à ce que le contrat soit saisonnier ou d'usage. Voir également notre article sur l'arrêt maladie d'un salarié.

Ce calculateur enregistre-t-il quoi que ce soit ?

Non. Le calcul est exécuté localement par votre navigateur, sans transmission ni stockage.

Portée de cet outil. Le calculateur applique les règles légales. Votre convention collective peut prévoir des dispositions plus favorables, et la qualification d'un contrat en contrat d'usage ou en contrat saisonnier relève de l'appréciation des faits. Cet outil n'est pas une consultation juridique.

Les autres outils de calcul

Pour approfondir : la gestion RH en restauration rapide, embaucher son premier salarié et gérer les contrats sur plusieurs établissements.

Quarante CDD par an, c'est quarante occasions de se tromper

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