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Indemnité de congés payés : maintien de salaire ou dixième ?

La loi vous oblige à comparer les deux méthodes et à retenir la plus favorable au salarié. Ce simulateur les calcule toutes les deux et vous montre l'écart.

Calculer l'indemnité

Tous les montants sont en euros bruts.

Maintien de salaire
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Règle du dixième
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Montant à verser
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Et pour tout l'effectif ?

Cette comparaison est due à chaque salarié, à chaque départ en congés.

L'article L.3141-24 impose de retenir le montant le plus favorable, salarié par salarié. LBRH applique la comparaison à l'ensemble de vos effectifs, signale les bulletins où la mauvaise méthode a été retenue et produit les régularisations.

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Pourquoi deux méthodes, et pourquoi il faut les comparer

L'article L.3141-24 du Code du travail pose deux modes de calcul de l'indemnité de congés payés. Il ne vous laisse pas le choix entre les deux : il impose de retenir celui qui donne le montant le plus élevé au salarié. Appliquer systématiquement le maintien de salaire sans vérifier la règle du dixième est l'une des erreurs de paie les plus fréquemment redressées.

Le maintien de salaire

Le salarié perçoit ce qu'il aurait gagné s'il avait travaillé. On divise son salaire mensuel par le nombre de jours de travail du mois, puis on multiplie par les jours de congés pris. C'est la méthode la plus simple, et la plus favorable quand la rémunération est stable.

La règle du dixième

L'indemnité correspond à un dixième de la rémunération brute totale perçue pendant la période de référence — en principe du 1er juin au 31 mai, sauf accord ou annualisation du temps de travail. Ce dixième couvre la totalité des congés acquis : on le ramène à la journée en le divisant par le nombre de jours acquis.

Cette méthode devient plus avantageuse dès que la rémunération de l'année a été supérieure au salaire de base : heures supplémentaires, majorations de nuit ou de dimanche, primes variables. C'est très courant dans l'hôtellerie-restauration, où le dixième l'emporte régulièrement.

Pourquoi le dixième dépasse souvent le maintien, même à salaire constant

C'est le point qui surprend le plus, et il n'a rien d'une anomalie. Prenez un salarié mensualisé à 1 900 € payé douze mois : sa rémunération de référence est de 22 800 €, dont un dixième fait 2 280 €. Or cinq semaines de congés représentent 1,15 mois de salaire, soit 2 192 € au maintien. L'écart structurel est d'environ 4 %, avant même la moindre heure supplémentaire.

La raison tient à la mensualisation : les douze bulletins incluent déjà les périodes de congés. Le dixième se calcule donc sur une assiette qui contient la rémunération des congés de l'année, là où le maintien ne paie que les jours effectivement posés. Ajoutez-y l'indemnité de congés de l'année précédente, qui entre dans l'assiette, et l'écart se creuse encore.

Autrement dit : partir du principe que le maintien de salaire suffit est un pari perdant dans la majorité des cas. C'est exactement ce que la comparaison obligatoire de l'article L.3141-24 vise à éviter.

Ce qui entre — et n'entre pas — dans la rémunération de référence

InclusExclu
Salaire de base
Heures supplémentaires et complémentaires
Majorations (nuit, dimanche, jours fériés)
Primes liées à l'exécution du travail
Indemnité de congés payés de l'année précédente
Remboursements de frais professionnels
Participation et intéressement
Primes couvrant l'année entière, congés compris
Indemnités non liées au travail fourni
Primes exceptionnelles sans lien avec l'activité

L'oubli le plus coûteux est le premier de la colonne de droite : l'indemnité de congés payés versée l'année précédente fait partie de la rémunération de référence de l'année suivante. L'omettre réduit mécaniquement le dixième et fausse la comparaison.

Jours ouvrables ou jours ouvrés

Le Code du travail raisonne en jours ouvrables : du lundi au samedi, soit 2,5 jours acquis par mois et 30 jours par an. Beaucoup d'entreprises décomptent en jours ouvrés, du lundi au vendredi, soit 25 jours par an. Les deux systèmes sont équivalents à condition de ne pas les mélanger — le décompte des jours acquis et celui des jours pris doivent relever du même régime.

Quand l'indemnité est versée

Le calcul ci-dessus vaut dans les deux cas : c'est la même règle de comparaison.

Et si vos bulletins étaient contrôlés automatiquement ?

Ce simulateur traite un salarié. LBRH Solutions applique la comparaison à l'ensemble de vos effectifs, signale les écarts et produit les documents correspondants.

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